Signalétique routière

Jeudi 8 décembre 2011, par Grenouille // Miscellanée

La mondialisation a entrainé la désuétude et l’oubli des vieilles signalétiques de routes.

Pourtant, subsistent dans les campagnes ces vieilles plaques de fonte, panneaux en tôle défraichie ou ces poteaux en béton.

Panneaux et poteaux.

Ils font partie de notre patrimoine .

Discrets au bord des routes, ils laissent passer le temps et les voitures, fidèles à leur poste.

- Plaques de cochers en fonte  :

Fin XIX ème, début XXème.

Placées en hauteur pour être vues des cochers, elles se trouvent sur les anciens Chemins de Grande Communication (CGC), les Chemins d’Intérêt Communs ou les Chemins vicinaux Ordinaires (VO). On les trouve aussi en haut de mats aux carrefours importants ou sur les murs des maisons en entrée de communes.

- Panneaux métalliques à la signalétique passée et désuète.

- Bornes royales :

Bornes de pierre ornées avant la Révolution de la fleur de lys, elles étaient disposées toutes les 1/2 lieues de poste, soit 1000 toises, soit environ 1950 mètres, le long d’anciennes routes royales. Ici le nombre "20" apparait, soit 10 lieues depuis le parvis de Notre-Dame de Paris !

- Plaques murales directionnelles  :

Une célèbre marque de pneumatiques, celle qui "buvait les obstacles", va patronner la mise en place de plaques signalétiques sur le bord des routes françaises. Ces panneaux indicateurs en plaque de lave émaillée font leur apparition dès le premier quart du XXième siècle.

Produites industriellement au milieu du siècle, elles cesseront d’être fabriquées en 1971.

Les modifications du réseau routier, les réorganisations des appellations des routes et le temps vont avoir raison de nombre d’entre elles.

Pourtant, au bord des routes, elles survivent au temps et s’accrochent à nos mémoires !

- les bornes kilométriques : au chapeau jaunes pour les routes départementales, et rouge pour les routes nationales.

- les bornes de limite de département.

- les bornes d’angles, cubiques, au croisements pittoresques ou au grands carrefours.

- les panneaux de prudence aux motifs maintenant désuets.

- les panneaux indicateurs de direction ou de lieux touristiques particuliers.

Dans les années 30, des plaques indicatrices sont implantées dans les agglomérations sur différents axes routiers classés en trois catégories :

- chemins d’intérêt commun (Ic : cartouche à fond vert).

- les chemins vicinaux ordinaires (Vo : cartouche à fond blanc ou orange).

- les chemins de grandes communication ( Gc : cartouche à fond bleu ou orange).

- routes nationales ou départementales ( cartouche orange et rouge).

Au fil du temps, certains départements ont changé de nom :

Les "inférieures" deviendront "atlantiques" ou "maritimes" entre 1941 et 1957. Entre 1969 et 1970 les "basses" deviendront "atlantiques" ou de "Provence".

En 1964, l’État réorganise la région parisienne. La Seine et Oise disparait ! Pourtant, des plaques au nom de la Seine et Oise jalonnent les campagnes d’Ile de France.

Les automobiles-club, les marques de voitures, les grands manufacturiers et pétroliers faisaient don de plaques pour signaler des localités, des lieux touristiques, des zones dangereuses ou des lieux importants dans les communes (et faire un peu de publicité utilement !!). Ces plaques souvent en métal restent visibles dans les villages touristiques.

Ces dinosaures de pierre et de métal après avoir défié le passé, résistent au présent, mais pour combien de temps avant de sombrer dans l’oubli ou de se voir arraché de leur lieu de repos pour cause "d’aménagement du territoire"  ?

Pour les apercevoir, il suffit d’ouvrir les yeux en prenant les anciens axes routiers, de prendre son temps et d’apprécier le paysage.

Certains d’entre vous se souviennent les avoir vu, d’autres ne les connaissent même pas !

Heureusement il en reste à découvrir !!

... ... Mais ceci est une autre histoire ... ...

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